Qu'est-ce que le diabète ?

Le diabète est une maladie sournoise qui ne se guérit pas. Il pourrait se résumer en une seule phrase : la présence d’un taux de glucose sanguin trop élevé. 


  1. soit qu’il y ait une production insuffisante d’insuline par le pancréas;
  2. soit qu’il y ait une résistance des cellules à l’insuline; un phénomène qui rend inefficace l’insuline produite par le pancréas. 

Le glucose est une source d’énergie pour les cellules de l’organisme, absolument nécessaire au fonctionnement du corps. L’insuline est la clé qui ouvre la porte et permet au glucose d’entrer dans les cellules. Lorsqu’il n’y a pas suffisamment d’insuline, ou que son activité est trop faible, le glucose non utilisé s’accumule donc dans les vaisseaux sanguins.

 Si vous souffrez des symptômes suivants, vous devriez consulter un médecin :

  • Fatigue, somnolence;
  • Soif intense;
  • Faim exagérée;
  • Fréquent besoin d’uriner;
  • Amaigrissement;
  • Vision embrouillée;
  • Cicatrisation lente;
  • Engourdissement dans les pieds.
Vous pourriez être atteint du diabète de type 2 sans le savoir …

On peut vivre plusieurs années (de 7 à 10 ans) avec un diabète non diagnostiqué, et n’avoir presque aucun symptôme; rien d’apparent physiquement. Peu ou aucun malaise, au début en tout cas. C’est une maladie silencieuse qui ne se révèlera qu’au moment de la manifestation des dommages qu’elle cause. Et avec les années, ces dommages peuvent affecter différentes parties du  corps et sont d’une extrême gravité. Ils peuvent frapper durement, voire vous invalider.

Un seul moyen de savoir

Seule une prise de sang faite en laboratoire déterminera avec certitude votre état de santé. Elle mesurera le taux de glucose (sucre) dans le sang.

Voici les valeurs cibles de la glycémie capillaire, telles qu’établies par l’Association canadienne du diabète :

À jeun ou avant les repas :  entre 4 et 7 mmol/l

Deux heures après les repas :  entre 5 et 10 mmol/l

Lorsque la glycémie s’élève au-dessus des valeurs cibles, on parle d’hyperglycémie. Elle survient lorsque la quantité d’insuline dans le sang est insuffisante par rapport à la quantité de glucose qui entre dans la circulation sanguine. À long terme, elle entraine de sérieuses complications.

 Lorsque la glycémie baisse en dessous de la normale, soit 4 mmol/l, on parle d’hypoglycémie. Il est important de traiter immédiatement toute hypoglycémie parce qu’elle peut entrainer une perte de conscience, un coma et parfois même des convulsions. Il n’y a pas de petites hypoglycémies. Un test de glycémie, suivi de l’absorption de 15 à 20 grammes de glucides rapides en comprimés suffisent à ramener le niveau de sucre à une valeur normale.

Un seul moyen de contrôle

Pour la personne diabétique, le test de glycémie capillaire (mesurer sa glycémie à  l’aide d’un glucomètre, à partir du sang des petits vaisseaux capillaires du bout des doigts) est le meilleur moyen de vérifier si elle contrôle correctement son diabète.   Il est indispensable d’acquérir l’habitude de faire ce test, plusieurs fois par jour, à des moments différents de la journée.

C’est le seul moyen qui permet à tous les intervenants de connaitre la réaction de l’organisme aux différents aliments consommés, à l’activité physique, au stress et à la médication prescrite par le médecin. 

Les types de diabètes

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Diabète de Type 1

Ce type de diabète apparait brutalement, le plus souvent pendant l’enfance, à la puberté, ou au début de l’âge adulte, rarement chez les personnes plus âgées. On constate depuis quelques années que la maladie se déclare chez les enfants de plus en plus jeunes. Ce type de diabète se caractérise par l’absence totale de production d’insuline et une importante perte de poids. Environ 10 % des personnes diabétiques sont de type 1.

 Les causes exactes de l’apparition du diabète de type 1 demeurent inconnues. Dans la majorité des cas, les cellules productrices d’insuline (les cellules béta), situées dans le pancréas, sont détruites par le système immunitaire. On ne sait pas ce qui déclenche cette attaque ni pourquoi elle débute. Les chercheurs pensent qu’une prédisposition génétique et certains facteurs liés à l’environnement contribuent au développement du diabète de type 1.

La personne diabétique de type 1 dépend d’injections quotidiennes d’insuline pour assurer sa survie. Il existe maintenant des pompes à insuline qui administrent l’insuline en continu.

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Diabète de Type 2

Ce diabète touche principalement les adultes d’âge moyen et plus avancé.   Cependant, de nos jours, il affecte des adolescents et de jeunes adultes. Il est beaucoup plus répandu que le diabète de type 1. Il connait une croissance si rapide qu’on peut le considérer comme l’épidémie du siècle. Cette situation est attribuable à un mode de vie trop sédentaire, à une alimentation inappropriée. 

Le pancréas produit encore de l’insuline, mais pas toujours selon les besoins de l’organisme. En plus, le corps présente une résistance à l’insuline, ce qui veut dire qu’elle n’arrive pas à faire son travail. Il se traite par des modifications du mode de vie (saine alimentation et activité physique) seules, ou en association avec des médicaments antidiabétiques oraux. Dans certains cas, des injections d’insuline sont nécessaires.

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Diabète gestationnel

Il survient durant la seconde moitié de la grossesse, particulièrement au cours du troisième trimestre. Près de 5 % des femmes en souffriront. Dans la grande majorité des cas, la situation revient à la normale après l’accouchement.

Cependant, près de 50 % des femmes qui ont fait un diabète de grossesse développeront un diabète de type 2 au cours de leur vie.

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Le prédiabète

On dit qu’une personne est prédiabétique lorsque son médecin a constaté une tendance à la hausse de sa glycémie. Souvent non médicamentée, cette personne doit faire les changements qui s’imposent dans son mode de vie.

Une alimentation saine et équilibrée, la pratique d’activités physiques de façon régulière, une perte de poids et une bonne gestion du stress suffiront à retarder l’évolution de la maladie.

Les complications

Un sang trop sucré devient plus épais et plus collant que le sang dont le taux de sucre est normal. C’est ce qui est responsable de la majorité des problèmes reliés au diabète.

 En maintenant votre taux de glucose entre les valeurs cibles, vous profiterez d’une meilleure circulation sanguine, d’un meilleur apport de sang à l’ensemble de vos tissus, donc d’une meilleure santé. Après plusieurs années, si la glycémie n’est pas bien contrôlée, le risque que certaines complications apparaissent est augmenté.

Ces complications affectent :

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Les yeux (rétinopathie)

L’hyperglycémie peut provoquer des changements dans les petits vaisseaux du fond de l’œil, compromettant la circulation sanguine et provoquant des hémorragies. Si la rétinopathie n’est pas traitée de façon adéquate, elle peut mener à la perte de la vue. Le diabète est la première cause de la cécité.

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Les reins (néphropathie)

L’hyperglycémie affectera les petits vaisseaux des reins et compromettra leur fonction de filtration du sang et d’épuration des déchets sanguins. Cela peut aller jusqu’à la perte totale de la fonction rénale. Le diabète est la première cause de dialyse dans notre société.

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Les nerfs (neuropathie)

 À long terme, l’hyperglycémie peut causer des dommages aux nerfs, surtout aux extrémités, mais également à des organes tels que les intestins, l’estomac, la vessie, le cœur et les parties génitales. L’atteinte des nerfs dans les membres inférieurs se manifeste par une diminution de la sensibilité à la douleur, à la chaleur et au froid au niveau des extrémités, et par des picotements ou une sensation de brûlure. La neuropathie est responsable de 50 % des amputations d’origine non traumatique.

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Le coeur et les vaisseaux sanguins

L’hyperglycémie peut affecter le cœur et les vaisseaux sanguins en provoquant l’épaississement et le durcissement des artères (artériosclérose). Combinée à un haut taux de cholestérol et à l’hypertension artérielle elle augmente considérablement les risques de maladies cardiovasculaires.

Quoi faire ?

  1. D’abord, il faut être fidèle à prendre sa médication comme prescrit par le médecin.
  2. Il est primordial d’avoir une alimentation saine et équilibrée, à chaque  repas. Trois repas par jour, à heure fixe, et si nécessaire,  des collations entre les repas afin de stabiliser la glycémie. Une rencontre avec une nutritionniste s’impose afin de déterminer vos besoins selon vos goûts. Elle établira avec vous les bases d’une saine alimentation adaptée à votre condition. Considérez votre alimentation comme un médicament qui ne doit jamais être arrêté.
  3. La pratique d’une activité physique régulière, à une intensité modérée ne peut que vous procurer des bienfaits :  regain d’énergie, contrôle du poids, renforcement des muscles et des os, et autres… De plus, elle favorise la détente et le contrôle du stress. Chez la personne diabétique, elle diminue la résistance à l’insuline et aide à mieux contrôler la glycémie.  

Choisir une activité que l’on aime , qui nous est facilement  accessible,       comme la marche rapide, sans essoufflement, aide à maintenir l’habitude de bouger. C’est un traitement miraculeux à la portée de toutes les bourses.

L’obésité étant un facteur prédisposant au diabète, il sera  peut-être essentiel pour vous de perdre du poids .  Une saine alimentation combinée à l’exercice physique favoriseront le maintien de votre poids santé.

Bien gérer son diabète demande un degré élevé de motivation personnelle. Continuez à vous informer, à lire sur le sujet afin de maintenir votre intérêt. Rencontrez d’autres personnes qui vivent les mêmes situations que vous et parlez-en.

Vous n’êtes pas seuls face à cette maladie. Au Québec, plus de 830,000 personnes souffrent du diabète, dont 250,000 qui ignorent leur état.

Rester en contrôle!

L’avenir est entre vos mains. C’est la qualité de votre vie future qui est en jeu.

Vous êtes votre meilleur allié, alors évitez de devenir votre pire ennemi! 

Rester positif!

Vivre avec le diabète n’est pas facile. C’est une maladie chronique, avec laquelle la personne diabétique doit composer, et ce, durant toute sa vie.

Si le rôle du médecin est de guider et de soigner, le rôle du patient est d’agir. La personne diabétique doit faire équipe avec son médecin afin d’influencer favorablement l’évolution de la maladie et ainsi retarder l’apparition des dommages qu’elle cause.

Prendre conscience de sa responsabilité est le premier stade indispensable à la prise en charge du diabète. Ce que vous voulez faire de votre diabète et de votre santé doit guider votre façon d’agir. Vous devez considérer votre santé comme un état de bien-être à préserver. Le diabète vous amène à revoir vos priorités et à faire les meilleurs choix possible. Il faut donc accepter de changer son mode de vie et son comportement alimentaire.  

Si vous désirez de plus amples détails sur la maladie, consultez le site Internet de Diabète Québec… Vous y trouverez réponse à toutes vos questions …des recettes …  des conseils pratiques…des activités …des témoignages de personnes diabétiques… et autres.

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